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Va t-on importer la Micra cabriolet? Va t-on faire des Clio décapotables? Pour chaque modèle de Renault, nous considérerons le modèle Nissan concurrent, et étudierons les possibilités de synergie. |
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Le pari est risqué car Nissan (septième constructeur mondial) est beaucoup plus gros que Renault (onzième constructeur mondial). Et si reprendre un plus gros que soi n'est déjà pas simple quand il est en bonne santé, récupérer un gros malade exige des reins solides, et l'on se souvient d'un coup que Renault ne gagne de l'argent que depuis peu! Certes les perspectives d'avenir pour le constructeur français sont bonnes, mais il importe de toujours garder à l'esprit que Renault est toujours très dépendant du marché européen, à l'heure où la guerre est à deux heures de Paris, et alors que notre gouvernement nous a impliqué dans ce conflit, vieux de plus de plus de mille ans, où nous n'avons rien à gagner mais seulement à perdre, M. Schweitzer est optimiste, puisse alors les politiques ne pas venir ruiner ses plans. Pour le client, il n'y aura aucun changement immédiat. Les concessionnaires Nissan ne vont se mettre à vendre des Renault, et il est évident que ce serait les condamner au chômage que de leur faire subir la concurrence des centaines de concessionnaires, succursales et autres agents de notre première marque nationale. Mais en parlant de chômage, si les signataires de l'accord ont pris bien soin de ne pas prononcer le terme de licenciement, personne n'est dupe. Nissan est criblé de dettes, on ignore même le montant exact de son endettement (les chiffres vont de 50 à 150 milliards), et de son propre aveu, le constructeur japonais prévoit de perdre encore de l'argent cette année. Il va falloir faire des économies de toute urgence, car les bénéfices de Renault ne doivent pas servir longtemps à éponger le passif du japonais. Nous avons bien noté que M. Schweitzer a déclaré que les dettes de Nissan ne seront pas à la charge du contribuable français, on s'ébahit qu'une telle parole eût été nécessaire (il faudra en tout cas surveiller un éventuel prêt d'une banque publique au constructeur), mais alors comment faire sans licenciements? Ne va t-il pas y avoir des postes en doublon à l'intérieur du nouveau groupe? |
01/04/99: Louis Scweitzer a annoncé qu'à partir de 2003, la Nissan Micra et la Renault Clio seront produites sur la même chaine de montage! Sacrée nouvelle, qui de plus contredit ce que nous avions précédemment écrit sur cette page! Nous pensions que le timing n'était pas bon, puisque la petite française a été présentée en Mars 1998, alors que la Micra date elle de Novembre 1992. Renouvellement après 5 ans pour l'une, après 13 ans pour l'autre, que l'on nous pardonne notre erreur de pronostic! Pour les mécaniques par contre, nous avions prédit une synergie rapide: la transmission continuellement variable de la Micra irait en effet comme un gant à la Clio. Ensuite, vu que Nissan ne produit pas de diesels de petite cylindrée, et qu'il doit alors en acheter à PSA, nul doute qu'il est désormais plus avantageux de s'équiper du diesel de la Clio. Combien de temps pour commercialiser une Micra avec un diesel Renault, voilà qui sera un bon test pour vérifier la rapidité à mettre en oeuvre des synergies entre les 2 groupes.
La Megane date de 1995, elle vient d'être rafraichie, et un break a été ajouté à la gamme. Elle sera la première voiture européenne commercialisée avec un moteur à essence à injection directe. Nissan, qui a une grande expérience de cette technologie pourra assurément aider les français à étendre cette technique à l'ensemble de la gamme, et même à toutes les Renault, mais pour ce qui est de l'Almera, la concurrente directe de la Megane, un tout nouveau modèle est attendu pour l'année prochaine. Pas grand chose à mettre en commun donc!
Nissan a présenté à Genève un redoutable concurrent pour le mini monospace qui fait aujourd'hui la fortune de son constructeur. Baptisée Tino, il est en production au Japon, mais les modèles destinés à l'Europe seront construits en Espagne. Le Scenic devant être restylée à l'Automne, aucune synergie ne sera possible avant longtemps.
Une toute nouvelle Laguna sortira l'année prochaine, et chez Nissan, sa concurrente naturelle, la Primera est en milieu de vie, elle sera rafraichie pour le salon de Francfort en Septembre. Peu de possibilités donc là non plus, mais on apprécierait de retrouver le système d'injection liquide (pour le GPL) de la Nissan sous le capot de la future Laguna. Quant au break Nevada, en l'absence de confirmation du développement d'une version break sur le nouveau modèle, permettons-nous de suggérer l'importation du superbe break Avenir, aujourd'hui malheureusement réservé au marché japonais.
Une nouvelle grande berline Maxima a été présentée au salon de Chicago en Février, l'auto est à peine commercialisée au Japon, elle sera en Europe à la rentrée, et quand à la future Safrane, nous devrions la voir l'année prochaine. Cette fois le timing est donc bon, et pour la seconde moitié de la prochaine décennie, on peut raisonnablement envisager que les successeurs de ces 2 autos aient la même plateforme. Tandis qu'au niveau des moteurs, Renault pourrait fournir à Nissan le turbo-diesel qui fait aujourd'hui défaut à la Maxima sur le marché européen, même si cela risque de se faire au détriment des ventes de Safrane. A propos de laquelle, l'adoption du V6 Nissan (plus doux et plus puissant que le V6 français) donnerait du galon.
Nissan produit actuellement pas moins de 3 véhicules d'un style comparable à l'Espace, et cela constitue assurément une sorte de record. Il y a le Serena que les français connaissent, mais il y a aussi l'Elgrand (vendu surtout au Japon), et le Quest (vendu essentiellement aux USA). Là, c'est sûr, une synergie est possible, et nécessaire, le groupe ne pouvant se permettre 4 plateformes distinctes pour des véhicules si semblables.
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